vendredi 30 avril 2010

L'art postal à la médiathèque

Du 3 au 29 mai à la médiathèque, ne ratez pas la très belle exposition sur l'art postal. Venez admirer les boîtes aux lettres customisées par des artistes, mais aussi des enveloppes postales, des travaux réalisés par les plus jeunes et des ouvrages sur ces pratiques étonnantes. C'est coloré et ludique, à voir en famille, mais pas que, bref, tout le monde s'y retrouvera. On vous invite à aller voir ce qu'en disent les bibliothécaires du blog jeunesse, ici.

En partenariat avec le service des archives, vous pourrez aussi admirer à l'accueil quelques jolies prises de vues du vieux Chassieu. Participez également à un jeu-concours pour gagner des souvenirs de Chassieu, en répondant au questionnaire en lien avec les cartes postales exposées, consultable ici. L'occasion de tester vos connaissances sur notre ville.

De plus, la médiathèque organise des ateliers de linogravure le mercredi 19 mai, à partir de 7 ans et ouvert à tous, animés par l'association Heureux les cailloux. Pensez à vous inscrire.

Précipitez-vous à la médiathèque pour voir tout ça!

jeudi 29 avril 2010

Bibliographie "Romans de terroir"


N'hésitez pas à vous rendre sur le portail web de la médiathèque pour vérifier la disponibilité des documents qui vous intéressent.

mercredi 28 avril 2010

Et si on allait au théâtre !!!

"Les fausses confidences" de Marivaux est certes un texte classique, mais qui reste tout à fait d'actualité.

Pour le découvrir ou le redécouvrir je vous conseille d'aller au théâtre des Célestins où une représentation de cette pièce est donnée du 29 avril au 13 mai.

Didier Bezace (le metteur en scène) a confié à Pierre Arditi le rôle central du facétieux et machiavélique Dubois, face à la délicate Anouk Grinberg. Pour moi Pierre Arditi est un acteur qu'il faut voir sur scène. J'ai eu la chance il y a quelques années de le voir au TNP de Villeurbanne dans "L'école des femmes" de Molière et j'en garde un souvenir inoubliable.

mardi 27 avril 2010

Le Cuba de Wendy Guerra

Le lundi 24 mai, jour d'ouverture des Assises Internationales du Roman, à 19H30 aura lieu la rencontre intitulée: Du journal intime au roman.
Les 4 invités seront la française Gwenaëlle Aubry (lauréate du prix fémina 2009), la polonaise Agata Tuszynska, l'algérien Boualem Sansal et la cubaine Wendy Guerra.
L'occasion de revenir sur le roman de cette dernière, Mère Cuba, publié chez Stock l'année passée.

Nadia Guerra, l'héroïne du roman, est une animatrice radio. Le texte s'ouvre sur ce qui ressemble à un suicide artistique et professionnel, la jeune femme critique vertement le régime et la situation des Cubains dans une longue diatribe pleine de poésie, de fougue et de jeunesse. En tant qu'artiste elle obtient une bourse pour Paris, mais l'art n'est pas sa seule motivation, elle est à la recherche de sa mère. Elle retrouve ses traces à Moscou, mariée mais déboussolée. Nadia finit par la ramener à Cuba.
La recherche autant physique que spirituelle de qui fut sa mère entraîne la narratrice et le lecteur dans le Cuba d'avant la révolution. On y croise notamment l'admirable figure de Celia Sanchez, maîtresse trahie de Castro.

Voilà pour l'histoire. Pour le style, lyrique et sensuel, Wendy Guerra mélange allègrement les genres et les tons. Parfois crue et brutale, la voix chaude de la poétesse prend souvent le dessus sur celle de la romancière. L'unité du roman n'en est pas moins remarquable. L'atmosphère de Cuba et celui de l'avant-gardisme sont rendu à la perfection. La sensibilité de l'écrivain se démontre à chaque page, à chaque étape. L'ensemble est d'une très grande beauté formelle, délicat et raffiné, à l'image de la photo qui orne la page de garde de l'édition française.


Son prochain livre, Poser nue à la Havane. Sur les traces d'Anaïs Nin, Cuba 1922, doit paraître en août 2010 aux éditions Stock, encore traduit par Marianne Million.
D'ici là, venez la rencontrer aux Assises et avant ça, passez à la médiathèque où vous attendent Mère Cuba et Tout le monde s'en va, son premier roman.
Bonne lecture!

dimanche 25 avril 2010

Siegfried

Fort du succès du Troisième testament, Alex Alice s'est lancé dans une aventure ambitieuse en 2007 : Siegfried.

Cette trilogie, "né[e] des sagas vikings et de la musique de Wagner" relate l'histoire de Siegfried, orphelin d'une déesse et d'un mortel, élevé dans la forêt par Mime le nibelung. Le héros peine à trouver sa place alors que l'attend un destin extraordinaire. Tout va basculer lorsqu'il va retrouver l'épée brisée de ses parents qu'il décide de forger à nouveau un soir d'orage.

Tous les éléments d'une excellente série d'heroic fantasy sont réunis ici, un jeune héros plein de fougue, l'humour de Mime le nibelung, ridicule plus souvent qu'à son tour, la quête d'un destin hors du commun et des ennemis puissants et monstrueux. Le scénario, efficace, réserve de bonnes surprises mais ce qui frappe le plus, c'est la qualité graphique de l'ensemble. Alice n'a pas pris son sujet à la légère, et page après page, les planches sont d'une beauté époustouflante.

Déjà deux tomes, présents à la médiathèque, Siegfried (tome 1) et La Walkyrie (tome 2). A lire en écoutant l'opéra de Wagner, Der Ring des Nibelungen (dans les bacs de l'espace image et son), on en voudrait presque envahir la Pologne! Le troisième tome est attendu prochainement.

Je vous invite à visiter le site consacré à la série par Dargaud qui vous donnera une idée de l'esthétique de l'ensemble, ici.

Bonne écoute et bonne lecture.
"A travers la lande,
par-delà les collines,
à l'ombre des montagnes
et des gorges des ruisseaux...
Siegfried découvre les merveilles
d'un monde aussi vaste que le ciel."